« Heureux ceux qui ne doutent pas d’eux et qui allongent au courant de leur plume tout ce qui leur sort du cerveau ; moi j’hésite, je me trompe, je me dépite, j’ai peur. » Gustave Flaubert (Lettre à Louise Colet) |
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| ERNESTparle d'écriture et d'autres choses |
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 | Le plaisir de la réécriture Et si la réécriture était vraiment le bon moment de l'écriture ? Je ne sais pas pour vous, mais pour moi c'est une phase que j'attends avec gourmandise. Si si !
Je ne m'y attaque que lorsque j'ai vraiment terminé mon récit, que le mot FIN est posé (en réalité, je ne pose jamais ce mot, mais ce sera un autre sujet). Je reprends alors mon roman depuis les premières lignes, je relis à voix haute, je corrige, je remplace, j'inverse, je déplace parfois de plusieurs pages. |
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| Je cherche le mot juste, la phrase parfaite (qui n'existe pas, bien entendu). Et même, je recherche ce déséquilibre qui intrigue et stimule l'envie de poursuivre. Bref, je travaille la matière. Je fais un travail d'artisan. Presque un travail manuel. D'ailleurs, je pense à cet auteur, étalant toutes les pages de son manuscrit et découpant des phrases ou des paragraphes pour les réinsérer dans avant ou après. Je fais exactement ça sur mon ordinateur. Ce pétrissage avec les mains. Ce sont les heures que je préfère, je crois. Je n'ai plus de doute sur ce que j'ai raconté. Je me concentre sur la perfection de mon expression. Je prends plaisir à triturer mes mots pour qu'ils expriment le meilleur de mon récit.
Comment sait-on que c'est fini ? Comment sent-on qu'on est allé jusqu'au bout du bout ?
« Avec la nausée », m'avait dit ma professeure d'écriture. Et c'est vrai ! Arrive le jour où la réécriture vous provoque un haut-le-cœur. Pour moi, c'est généralement après la septième passe ! |
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 | Sous ce titre provisoire, je vous annonce la parution prochaine de mon nouveau roman, en cours de réécriture, justement. Arbres Le récit se déroule principalement dans la forêt de Brocéliande, sans pour autant s'attacher aux légendes qui ont fait sa renommée. Cependant, la tempête qui traversa la Bretagne le 1er novembre cette année-là est à l'origine d'une disparation qui pourrait être inquiétante. Martin, professeur désabusé revient dans la maison familiale s'isoler avec l'ambition d'écrire un roman qu'il cogite depuis longtemps. Il héberge malgré lui Garance, une jeune scientifique qui poursuit des recherches sur les arbres. Claire, gendarme en quête d'elle-même, hésite entre son métier et ses sentiments. Tous les trois sont au cœur de situations dont l'intrication est aussi complexe que celle des arbres effondrés par la tempête. | | |
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|  | ActualitésLes chiffes 2024 de l'autoédition L'année 2024 a été marquée par une forte croissance dans le secteur de l'autoédition en France. Par rapport à 2023, Librinova a enregistré une augmentation de 20% des nouvelles publications (2350 dont 1500 ouvrages mis en vente en librairie) et une augmentation de 30% des impressions au format papier. Pour la même période, Kobo Writing Life (KWL) a connu une augmentation de 9% de son chiffre d'affaires (5000 nouvelles publications) et une hausse de 20% des créations de compte. Bookelis a rapporté 3350 ouvrages autoédités, en augmentation de 8%. Books on Demand (BoD) a enregistré 2500 nouveaux titres. Globalement, l'autoédition représentait près de 30% des titres déposés au dépôt légal de la Bibliothèque nationale de France en 2024, contre 12% en 2010. Ces chiffres démontrent une croissance significative et une diversification continue du secteur de l'autoédition en France en 2024. |
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 | Pour me découvrir, je vous offre cette courte nouvelle. Mon amant, mon couteau Mon couteau a une lame large, d’une forme triangulaire. Elle est en acier inoxydable, elle est brillante. Son tranchant est très finement aiguisé. Simplement en la caressant, on peut se couper, sans ressentir la moindre douleur. Mon couteau est fabriqué à Thiers, par une coutellerie qui existe depuis cinq siècles ! Thiers est la capitale de la coutellerie. On vient du monde entier acheter des couteaux dans cette ville d’Auvergne. Mon couteau est spécialement conçu pour la cuisine, pour émincer minutieusement cucurbitacées et ombellifères. En plaçant correctement ses doigts, repliés sur le légume pour ne pas se blesser, on détaille en juliennes uniformes ou brunoises précises courgettes ou carottes. Mais il convient très bien, aussi, pour découper en fines tranches régulières un rôti de bœuf rosé. |
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| Je suis particulièrement fière de mon achat. J’ai choisi l’ustensile avec méticulosité. J’ai questionné le vendeur en indiquant l’usage que je visais. Il m’a présenté plusieurs modèles, dont certains fabriqués en Chine. Je désirais, pour ma part, qu’il provienne de France. Nous avons donc sélectionné ceux correspondant à ce critère, et écarté les autres.Je souhaitais que le manche soit en bois, avec des rivets en acier. Le côté artisanal du produit me séduisait. Le commerçant m’a convaincue de l’intérêt d’un couteau forgé monobloc — lame, mitre, garde et soie d’un seul tenant — pour sa qualité et son hygiène. Conçu ainsi, il ne peut pas s’engager de petits déchets dans les interstices entre acier et bois. Et, comme cela m’a été expliqué, je peux laver mon couteau, après son utilisation, simplement à l’eau chaude, et le sécher, pour le ranger immédiatement, car le filet de la lame est très fragile. J’ai donc opté pour un modèle presque professionnel, vendu avec un étui en cuir. Mon amant me fait très bien l’amour. Nos corps s’imbriquent merveilleusement bien. Sa peau est douce. Je me livre sans aucune retenue à lui, car il sait être rassurant. C’est sa grande qualité. Son principal défaut est qu’il n’arrive pas à se décider à quitter sa femme. Cela me met très en colère. Mon amant et mon couteau sont très beaux. Je les regarde pendant que j’attends au téléphone que l’on me passe quelqu’un. Je ne vois pas très bien la lame de mon couteau, car elle est aux deux tiers enfoncée dans le cœur de mon amant. Vous pouvez retrouver cette courte nouvelle dans les pages Textes de mon site. | | |
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➡️Début juin, s'achèvera ma première année d'enseignement aux apprenants de première année de l'atelier d'écriture créative de l'UIAD (Université Inter-Âges du Dauphiné), à Grenoble. Cet atelier, unique en son genre, propose un programme d'apprentissage en trois ans, qui emmène ses élèves jusqu'à la publication d'un premier roman, à l'issue du cycle. Pour qui caresse cette ambition, c'est un cadre exceptionnel pour s'épanouir par l'écriture. L'an prochain, je serai fidèle au poste : c'est très enrichissant pour moi aussi et j'aime cette idée de transmettre une connaissance. ➡️Depuis deux ans, nous sommes six anciens qui avons suivi ces ateliers durant trois ans et poursuivons ensemble l'aventure de l'écriture. En travaillant ainsi sur nos projets respectifs, nous nous soutenons, nous nous corrigeons, nous débattons souvent jusqu'à la place d'une virgule, nous nous aidons à progresser. Nous nous retrouvons une fois par mois pour une journée de relecture commune. Durant les quatre semaines qui ont précédé, nous avons instauré un système de binômes tournants et ainsi, par paire, nous affinons nos récits avant de les soumettre au groupe. Notre sextuor s'est donné un nom : Les Petits Piments. |
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| ➡️Parallèlement, nous avons créé, également avec une partie des anciens apprenants des promotions passées de l'UIAD, un projet de label, Les Écrivains du lundi, destiné à promouvoir nos ouvrages auto-édités, en garantissant un bon niveau de qualité, et ainsi devenir attractifs pour les libraires. Pour y parvenir, nous organisons des ateliers pour permettre à chacun de se perfectionner dans les techniques d'autoédition, l'orthotypographie, et d'autres sujets utiles. ➡️Rien à voir, mais vous le savez si vous me suivez, je suis dans l'équipe qui organise chaque année le Startup Weekend Grenoble. Cette année, nous fêtons le 15e anniversaire de notre évènement qui vise à développer l'envie d'entreprendre, par un programme immersif : en 54 heures, passez de l'idée à la startup. Je saute du coq à l'âne, n'est-ce pas ?Cette expression serait issue d'un conte des frères Grimm, Les Musiciens de Brême, paru en 1815, où les « musiciens » sont quatre animaux: un âne, un chien, un chat et un coq. Pour épouvanter des brigands, ils montent les uns sur les autres, l'âne en bas et le coq en haut. L'âne se trouve à l'opposé du coq. « Sauter du coq à l'âne » signifie alors « passer sans transition d'une extrême à l'autre ». |
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| | Publié en 2024 | Légère sur la détente | €14,50 | | |
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| | | Publié en 2022 | L'harmonie et l'invention | €9,50 | | |
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| | Serge CourtJ'écris des romans |
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