Quelques petites choses à propos de moi

Portrait Serge Court

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai aimé raconter des histoires.

D’abord à moi, enfant, dans le noir de ma chambre, où je vivais de grandes aventures que j’imaginais et poursuivais chaque soir. Impossible de m’endormir sans rêver éveillé.
Puis, pour les marionnettes que je construisais, j’écrivais des scénarios et leur prêtais vie.

C’est ainsi que j’ai appris à écrire des histoires, toutes sortes d’histoires, sur quelques pages.
Un temps, j’ai aussi essayé la BD.
Je lisais beaucoup, les collections Rouge et Or ou Verte, Les mains blanches de Roger Jay, Le dernier des Mohicans de Fenimore Cooper, d’autres auteurs comme Paul Féval, Robert-Louis Stevenson, Jules Verne.

Je lisais beaucoup, les collections Rouge et Or ou Verte, Les mains blanches de Roger Jay, Le dernier des Mohicans de Fenimore Cooper, d’autres auteurs comme Paul Féval, Robert-Louis Stevenson, Jules Verne.
J’étais abonné à Pilote, plus tard au magazine (À suivre). J’étais un fervent lecteur de Blueberry et des BD de François Bourgeon, et de beaucoup d’autres.

Plus tard, la bibliothèque de la ville fut l’un de mes terrains de jeux favoris : je prenais plus de livres que je ne pouvais lire, la curiosité me poussait à la boulimie : Somerset Maugham, Léonard Cohen, Arthur Rimbaud, Alain Fournier, Maurice Leblanc, Boris Vian. C’est un peu plus tard que j’ai découvert Julien Green qui m’accompagna durant de longues années.

Il y eut un tournant. J’ai passé les premiers mois de mon service militaire à l’hôpital. J’y ai rencontré Jacques Courbet, qui voulait faire du théâtre et me donna des listes de lecture parmi les ouvrages disponibles à la bibliothèque de l’établissement militaire. Des classiques que je découvrais ou redécouvrais grâce à ses conseils : Cocteau, Claudel, Sartre, Gide, Giono, entre autres. Je persistais durant les onze mois que dura ce temps arrêté.

Et je n’ai jamais cessé d’être inspiré : Paul Auster, Christian Bobin, Virginie Despentes, Philippe Djian, Jean-Paul Dubois, James Ellroy, Siri Hustvedt, Stephen King.

Jusqu’à aujourd’hui, je ne compte plus les débuts d’histoires que j’ai pu écrire. Parfois, j’aboutissais à de courtes nouvelles. Souvent j’échouais après quelques pages. Une fois, et je n’étais déjà plus un jeune homme, j’ai écrit un roman policier presque jusqu’à la fin. Il m’aurait fallu quelques pages pour conclure. Je ne sais même plus pourquoi j’ai renoncé.

En 2022, j’ai écrit et publié ma première nouvelle, une cinquantaine de pages qui évoquent des destins singuliers, L’harmonie et l’invention.

Mars 2024 : je publie mon premier roman, Légère sur la détente. Au début, je voulais écrire une biographie de Samuel Colt. Pendant six mois, j’ai fait des recherches et je me suis rendu compte que le travail avait déjà été bien fait, en langue anglaise. J’ai finalement préféré raconter comment une journaliste française s’était rendue aux États-Unis à la demande de l’inventeur du revolver pour écrire sa biographie. Une pure fiction, bien sûr.

En 2025, j’espère avoir terminé l’écriture et les réécritures de Arbres. Une histoire qui se déroule de nos jours en Bretagne, dévastée par une féroce tempête, qui bouleverse la forêt de Brocéliande et le destin de trois personnages : Martin, qui voulait s’isoler dans la maison familiale pour écrire un roman, Garance, qui se passionne pour les arbres et leur greffe d’étranges capteurs, en forme de coccinelles géantes et métalliques, Claire, une gendarme atypique, qui distingue mal la limite entre ses obligations et ses sentiments.

J’ai déjà pris quelques notes pour le prochain : gémellité et abysses au programme. Mais chut !

Consentement à l'utilisation de Cookies avec Real Cookie Banner