Signet n° 3 : ça n’est pas gagné

Photo Takafumi Yamashita sur Unsplash

Petite expérience vécue.

Plusieurs plateformes destinées aux auteurs auto-édités, propose une formule de presence dans les catalogues des libraires, permettant a ces auteurs d’affirmer qu’on peut trouver leurs ouvrages en librairies.

Effectivement, si vous allez vérifier, vous pouvez commander les dits ouvrages auprès de votre libraire préféré. Il y a sous votre ouvrage cette petite mention : « impression à la demande ».

Cela signifie simplement que votre libraire demande cette impression, la paye au moment de la commande (contre un délai de 30 jours avec un distributeur travaillant avec les maisons d’édition) et se voit facturer en sus tout ou partie des frais de port (gratuit habituellement au vu du volume commandé). Si par hasard, vous n’allez pas récupérer votre commande, le livre reste sur les bras du libraire qui ne peut retourner ce livre. D’où la tentation bien légitime pour le libraire de demander à son client de payer d’avance et de régler les frais de port. Sinon, le libraire fait une vente à perte. Et même comme ça, cela reste une vente sans marge pour lui.

Ce n’est finalement pas un système à même de vous attirer, auteur auto-édité, l’intérêt des libraires et des lecteurs. L’invisibilité des auteurs auto-édités a encore de beaux jours devant elle..


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